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La France, pays de sentiment européen ? : L’Histoire permet de comprendre
le Présent et de répondre à de nombreuses questions actuelles, comme par exemple
: « Pourquoi la France est-elle si frileuse avec l’Europe ? ». La réponse est
aisée : tout simplement parce que cela est inscrit dans les habitudes françaises
!
1954 : rejet de la Communauté européenne de Défense (CED) par le Parlement français qui met temporairement fin à la volonté de créer une union politique. Depuis 57 : au niveau de la PAC (Politique Agricole Commune), la France impose sa vision et ne veut en aucun cas négocier. La France développe le corporatisme national avec la défense systématique de son agriculture au détriment de l’agriculture européenne. 1965 : politique de chaise vide du général de Gaulle, la France boycotte les institutions européennes pendant 6 mois, pour protester contre la proposition d’orienter la production agricole. 1973 : Rapport Thompson ( à l’instigation de la Grande-Bretagne) qui propose la mise en place d’une politique régionale. La France rejette cette proposition qu’elle considère comme une atteinte à sa souveraineté nationale. 1975 : création du Comité des Régions. Ce comité n’a qu’un rôle consultatif et non pas législatif ; c’est plus un comité d’experts qu’une assemblée chargée de représenter les régions. Le problème est que chaque pays a son propre système de représentation : la France envoie ainsi les personnes qu’elles jugent opportunes pour y siéger ( des fidèles du centralismes !). A partir de 1975 : mise en place d’une politique régionale commune, mais des résultats décevants. Les aides communautaires sont versées en complément des aides nationales, ce sont ainsi les Etats qui décident des orientations, il n’y a pas de projet global de développement régional en Europe. En outre, 80% des crédits européens sont gérés par les niveaux régionaux des pouvoirs, à titre d’exemple en Allemagne ce sont les Bundesländer, en France ce sont les Préfets…C’est ainsi qu’au niveau du degré de décentralisation dans l’Union européenne, la France est dernière avec la Grèce. La France est-elle mûre pour l’Europe ? Non, à la vue des scores des dernières élections européennes (forte
poussée des Pasqua, De Villiers, Le Pen etc…) et des députés actuels français au
Parlement européen (la France envoie comme députés européens des enfants cachés
de personnalités et des gens inéligibles trop bêtes pour siéger à l’Assemblée
parisienne) : le Parlement européen vote quand même aujourd’hui source de
80% du droit appliqué appliqué en France ! Est-ce signe que l’on s’intéresse vraiment à
l’Union européenne ? Le Parlement européen ne serait-il pas la planque absolue
ou la retraite inespérée pour certains de nos chers politiques ? Et puis finalement
un élu n´a t´il pas comme mission de représenter des
gens ainsi qu´un territoire afin de défendre leurs intérêtes
? Trouvez-vous normal qu´en Bavière ce soit un bavarois
qui représente sa région à Bruxelles alors que chez
nous... ce sont les partis nationaux n´ayant pour seule
ambition que le pouvoir et l´intérêt personnel ? Il faut avoir confiance en
l’avenir, car l’Europe de demain sera assurément une Europe fédérale des
Régions. Il sera banni le temps du nationalisme exacerbé et de la bêtise
franchouillarde. L’Europe sera vraiment radieuse le jour où nous verrons la fin
de tous les Etats-Nations : nous pourrons construire une Europe forte et unie,
respectueuse de ses minorités et garante des libertés individuelles.
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