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En effet, nous avons été, et sommes encore, victimes d’une politique d´assimilation forcée de la part de l´état français. Tout au contraire, nous pensons que chaque être a le droit au respect de son identité. Notre histoire a été volontairement escamotée et constitue quasiment un tabou. Nous y opposons le droit de savoir ainsi que l´obligation de vérité. C´est donc notre devoir de vous apporter un point de vue en contradiction avec l´éducation qui vous a étée apportée.(voir la rubrique histoire) Lothringen (Lothar-ingen): cela signifie l´endroit de Lothar, fondateur du royaume de Lotharingie. La Lothringen indépendante puis allemande jusqu’au 17ème siècle, à nouveau indépendante et seulement annexée à la France depuis le 18ème siècle. Le débat s´est toujours situé entre Berlin et Paris sans que les populations concernées aient le droit de donner leur avis. Pourtant le coeur de l´Europe est bien là, chez nous. Rare exception, l´Empire de 1870, avait fini par accorder un régime d’état à la Lothringen avec sa constitution et son parlement. Ce statut d´autonomie sera retiré par la France en dépit des promesses faites (et donc non tenues). "Notre histoire est réduite aux cinq pires années sur 2000 ans... seuleument cinq ans... soit très exactement 0,25%. Cela veut dire que même un état de création récente comme la Californie revendique une plus longue histoire !" Contrairement à une idée recue, la libération de notre Lothringen en 44/45 a étée essentiellement l´oeuvre des Américains. Les troupes française, revinrent dans le sac-à-dos des Américains afin de reprendre le contrôle du territoire, des industries et surtout des ressources minières. Depuis trop longtemps, un amalgame est volontairement entretenu entre culture germanique et Allemagne nazie afin de décourager le moindre Lothringer qui veut parler sa langue voire dont la culture se rapproche. Ce traitement est d´autant plus inégal que pour un français, fustiger une petite minorité germanique est beaucoup plus simple que d´affronter en face sa propre histoire (collaboration massive, conquêtes sanguinaires, esclavagisme, passé colonial, etc...). Cette situation doit changer et c´est à chacun de trouver le courage pour assumer son passé, pardonner et finalement se réconcilier.
"Tant de guerres afin de prendre le controle des mines... pour les fermer quelques décennies plus tard. Le résultat ? nous importons les minerais des pays du tiers monde ou ce labeur se fait dans des conditions sociales déplorables ..." Le malheur du charbon : Priorité des priorités, le rattachement de la Lothringen a la France avait pour but fournir charbon et le fer nécessaires à son développement industriel. Plusieurs générations furent sacrifiées sur l'autel de la productivité à tout va : cadences infernales ( travail 7 jours sur 7 au delà de 10 heures par jour; avec l'aide d'enfants dont le travail était nécessaire pour faire subsister les familles), conditions de travail inhumaines ( bruit, chaleur, manipulations de produits dangereux, contact avec l'amiante,...).Il y a eu énormément d'accidents du travail, mais aussi une espérance de vie très limitée. Mais, une fois de plus, les frontières étant fermées, ces activités étaient prédominantes pour les Lothringer, et une énorme opportunité pour l'état français d'exploiter des richesses minières." Ces richesses qui récement, étant sont devenues moins rentables, ont totalement été sacrifiées sur l’autel de la productivité, laissant la population sans travail, et sans préoccupation aucune par rapport aux dégats causés sur les infrastructures géologiques (nombreuses sont déjà les communes dont des habitations ont été évacuées pour cause de mouvements du sol, avec pour contre-partie aux propritéraires des indemnisations symboliques). Nous comprenons que, pour des raisons de stratégie, n’oublions pas ce que fut la guerre froide, et de relations diplomatiques concernant l’axe franco-allemand, la Lothringen demeurait un problème épineux. Aujourd’hui avec l’effacement des frontières, nous ne voyons plus de raison à ce que la Lothringen demeure un territoire tampon, un glacis défensif et demandons une décentralisation absolue des pouvoirs. En effet, la Lothringen ayant été réintégrée dans la région Lorraine après-guerre (malgré des pétitions donnés aux autorités américaines pour avoir un statut autonome) et cela pose des problèmes à plusieurs niveaux. Tout d’abord ayant une forte implantation d’industries découlant du passé sidérurgique (ces dernières ont su se réadapter avec beaucoup de dynamisme) et bénéficiant d’una main d’oeuvre très qualifiée et productive, notre activité économique est très importante. Il en découle de gros écarts tant d’activité que de niveau de vie par rapport aux autre départements de Lorraine. Le tissu industriel y est bien plus sembable à la Sarre ou au Luxembourg. Ainsi, la Lothringen contribue de manière plus importante à la Région mais n’en voit jamais les retombées (au contraire) : - L’axe autoroutier de Metz-Strasbourg demeure payant. Toutes les autres autoroutes aux alentours sont toutes gratuites... - L’axe autoroutier de Thionville au Luxembourg se fait sur 2 voies avec un engorgement quasi permanent du au nombre importants de frontaliers. La situation semble bloquée car le département de Meurthe-et-moselle veut que soit établie une autoroute parallèle qui relancerait l’activité économique de sa partie Est. - Depuis Thionville vers l’Est, il n’y a qu’un pont sur plusieurs dizaines de kilomètres pour passer d’une rive de la Moselle à une autre (or la Moselle s’y trouve en plein milieu) - L’accès aux lignes aériennes se fait en rase campagne de façon totalement excentrée par rapport aux principaux pôles d’activités, à l’extrême sud de la Lothringen de façon à satisfaire Nancy chef-lieu de la Meurthe-et-moselle - L’accès au TGV se situera aux confins Sud de la Lothringen pour les mêmes raisons.Ainsi la ½ heure voire l’heure gagnée dans ce transport ferroviaire seront annulées par le temps passés dans les moyens de locomotion terrestre pour y accéder. - La partie Sud et Nord-Est de la Lothringen est sans cesse négligée, car les dépenses et investissements de la région Lorraine sont orientées vers des régions sinistrées (Vosges, Meuse).
Il apparaît donc de façon manifeste que la présence de la Moselle (Lothringen) dans la Région Lorraine est plus un inconvénient pour elle-même qu’autre chose.
Mais cela ne concerne que l’aménagement de notre territoire, il en va aussi des services publics : ce qui paraît être ,en France, comme un modèle pour le monde, voir pour l’humanité, est pour nous, Lothringer (qui pouvons chaques jours comparer avec nos pays voisins), que sommes de blocages, de passe-droits et de rackets en tout genres. Les exemples ne manquent pas, cela va du délai de certaines administrations pour obtenir des documents qui sortent de l’ordinaire ( j’entend par là des documents tels que permis de construire, immatriculation de société,... qui ont pour objet de créer et d’enrichir, chose rare, mais qui sont traités avec énormément de lenteur et d’indifférence), de services publics qui ne connaissent pas l’Europe ( « 15 jours pour recevoir un colis d’Allemagne », coût prohibitif des communications téléphoniques hors du territoire national, monopole de nombreux secteurs,...). Nous accumulons donc les handicaps dûs à notre position frontalière sans pouvoir profiter des avantages. Nous, Lothringer, devons apparement nous estimer heureux que nous et nos enfants aient droit à l’école ( record d’analphabétisme et violence ), au travail ( de moins en moins de création d’entreprise, salaires moyens du niveau des pays du Sud de l’Europe. 7% de frontaliers... ), au logement ( banlieux, manque de logements), aux services ( disfonctionnements ), et à un pays démocratique ( record du vote front national aux dernières élections présidentielles : la haine, le culte du chef, comme nouvel idéal politique ?).
Quant à notre culture, celle-ci est sans cesses oubliée voire moquée. Ainsi la télévision régionale en opposition avec ses obligations n’accorde aucun intérêt aux « quelques » 300 000 personnes parlant le Platt, de même que la presse, le cable n’offre que 3 ou 4 chaînes allemandes,...Une dizaine de centre d’enseignement bilingue ont été ouvert dans des zones au bord de la frontière, mais cela semble être le maximum que peut faire la Région (voir que celle-ci semble tolérer ?). Imaginez donc quel scandale ce serait au Quebec si seuleument 1% des élèves bénéficiaient d´un enseigenement en francais... remplacer maintenant le mot Quebec par Lothringen et langue francaise par langue allemande... n´est-ce pas tout aussi scandaleux ? Alors que, par exemple, le lëtzebuergesch est la langue (et non pas dialecte comme on le désigne dédaigneusement en France), qui est parlée courement par 62% des habitants d’un pays (soit près de 300 000 personnes également) dont le PIB par habitants est le 1er mondial et dont le taux de chômage est de 3.3% ( eh oui c’est possible !). Notre langue ? une chance pour notre avenir, une chance pour nos enfants et une richesse culturelle pour l´Europe. Depuis l’après-guerre, le bilinguisme a reculé de façon vertigineuse et jamais l’Etat français ne s’en est préoccupé. Le « Metzer » (le dialecte de Metz) a quasiment disparu et nul ne s’en soucie, alors que... ...des archéologues, à travers le monde , retournent des millers de m3 de sable pour retrouver une hypothétique trace d’une civilisation disparue. En outre, l’institut pour la francophonie investit des sommes colossales à travers le monde : « tout pour les autres et pour nous ?! ». Dès lors que nous payons des impots, pourquoi n´aurions nous pas le droit d´avoir en einseignement qui prenne en compte notre langue comme partout ailleurs ? Au lieu de cela, c´est principalement Paris qui bénéficie de nos impots. L ´Ile-de-France est la région la plus riche d´Europe alors qu´a l´inverse de nombreuses régions de l´héxagone sont parmi les plus pauvres d´Eurpope. Pour toutes ces raisons, et compte tenu du débat actuel concernant la décentralisation, nous demandons que la Lothringen soit considérée comme une Région à part entière, qu’elle ait plus de pouvoirs sur le plan de la culture et de l´enseignement avec pour corrolaire l’enseignement général des différents platt et ou de l’allemand dans les ensembles scolaires depuis les écoles maternelles jusqu’aux universités, y compris dans l’enseignement technique. Cependant, il va de soit que nous ne nous limiterons pas à des revendications culturelles, compte tenu des problèmes économiques que nous rencontrons au quotidien. (pour nous Lothringer, l’un ne va pas sans l’autre). Nous ne supporterons pas que l’écart avec nos voisins se creuse davantage sur le plan économique ( fiscalité et 35 heures). Il en va de même pour l’écologie. Rappelez-vous le mensonge a propos du nuage de Tchernobyl et ses conséquences. Pour nous qui avons vu les mesures de précautions prises par nos voisins, pouvons-nous encore croire a la sincérité de l´état francais ? Nous voulons une autre écologie : une écologie qui se vit au jour le jour (et non pas les jours de pics de pollution) et qui concerne tout le monde : un tri constant de tous les déchets avec l’arrêt de l’enfouissement de ceux-ci, l’usage d’énergies nouvelles, une nouvelle politique de taxation sur les carburants,... Enfin il semble urgent de lutter contre la pauvreté, la création de ghettos qui s´enfoncent dans la misère, etc... Le modèle d´intégration français semble également s´essouffler, laisse des zones de non-droit où vivent des nationaux, considérés comme citoyens de seconde classe, ce qui est intolérable et va à l’encontre des principes fondamentaux des droits de l’homme. Il est donc urgent de regarder ce que font nos voisins européens pour s´inspirer de leur gestion au quotidien des problèmes. De même qu´au Pays de Galles, des livrets d´introduction a la culture locale sont a prévoir.
En espérant que vous puissiez un jour être fier d’être Lothringerin ou Lothringer !
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